Bancarisation des fonctionnaires : L’analyste Steve Bonsenie salue la force économique du Gouvernement Tshibala

D’après une certaine étude, la bancarisation se définit comme la proportion de la population titulaire d’un compte en banque. Il s’agit entre autres du compte de banque, des moyens de paiement scripturaux et du crédit. Selon cette même étude, dans des pays en développement (PED), ces services sont peu accessibles aux agents économiques qui sont contraints de rechercher des alternatives auprès des institutions de micro-finance. Cette situation constitue un handicap lourd pour un véritable essor économique du pays.

En Rdc, les Congolais n’ont pas accès aux services offerts par les banques, le constat est de la Banque centrale du Congo (BCC). Il y a donc le faible taux de pénétration bancaire dans le pays. Pour en savoir plus, un analyste économique explique ici les contours de la bancarisation en République démocratique du Congo. M. Steve Bonsenie Jippy est cadre dans une banque commerciale de la place.
Il soutient que la situation de la bancarisation en Rdc évolue de manière concrète. Avec notamment le taux de pénétration aujourd’hui des banques qui reste encore de façon faible. C’était une initiative prise par le Gouvernement de pouvoir mettre à la disposition des banques commerciales, tout le personnel étatique, afin justement de juguler certaines situations que le pays a connues jadis, a-t-il indiqué.
M. Bonsenie a expliqué qu’actuellement, la situation des institutions financières en Rd Congo ne permet pas que plusieurs autres banques s’ouvrent. D’autant plus que les banques commerciales ayant pignon sur rue sont aujourd’hui regroupées dans les grandes agglomérations : Kinshasa, Lubumbashi, Goma, etc.
« Mais avec l’initiative prise par le Gouvernement de pouvoir booster le secteur agricole, elles devraient normalement être là où le besoin l’exige. Mais actuellement, elles sont limitées dans des grandes villes. Et cela ne permet pas qu’il y ait une expansion économique telle que voulue par le Gouvernement actuellement », a-t-il dit.
La Rdc présente encore des opportunités pour les banquiers
A l’en croire, en République démocratique du Congo, les opportunités dans le secteur banquier sont immenses. Puisque c’est un grand pays, avec un potentiel énorme et une forte démographie, avec ses neufs pays frontaliers. « Actuellement, les banques commerciales devraient normalement d’abord militer à pouvoir conquérir le marché local. Ce marché local reste énorme, parce que, vu le potentiel et la taille du pays. Mais aussi, elles devraient demain à pouvoir conquérir le marché africain », a-t-il fait remarquer.
Il a renchéri que le secteur agricole offre aujourd’hui des opportunités de rentabilité. Il s’explique quand il y a eu dernièrement la chute des cours des matières premières qui a secoué le système économique et financier mondial, certaines banques ont connu des difficultés justement dues à cette baisse. « Je crois que les opportunités restent énormes vis-à-vis du secteur agricole », a-t-il dit.
Cependant, il indique que les difficultés également sont immenses. Notamment, l’accession à une licence de banque commerciale. Aujourd’hui, a-t-il déploré, ces banques ne sont pas soumises à des contrôles stricts tel que recommandé par le Comité de Bal en Suisse, qui exige des contrôles plus techniques… Et de préciser : « Vous remarquerez aujourd’hui que la crise que connaissent certaines banques en Rdc, telles que la BIAC ou la Fibank, montre à suffisance que le système banquier congolais présente des difficultés de suivi et de contrôle au niveau du régulateur qui est la Banque centrale du Congo (BCC) ».
La bancarisation des fonctionnaires, le Gouvernement Tshibala démontre sa force économique
Quant à la santé de la bancarisation des fonctionnaires congolais, cet analyste économique estime que la situation de la bancarisation des fonctionnaires congolais a nettement évolué. Elle a été mise en place par les gouvernements passés. Mais actuellement, elle est poursuivie par le Gouvernement Tshibala avec tant d’expertise, selon lui. Et il ajoute que le Gouvernement Tshibala fait en sorte que tous les fonctionnaires de l’Etat soient payés à temps voulu au niveau du système bancaire.
Hormis cela, affirme M. Steve Bonsenie Jippy, les agents de l’Etat bénéficient également de certains avantages que procurent certaines banques commerciales. Par exemple, l’accès au crédit. Et il n’y a pas de frais à payer pour eux. Donc, le Gouvernement a procédé à un élément important pour pouvoir ramener dans tous les circuits formels bancaires, tous les fonctionnaires étatiques, a-t-il signifié.
Alors peut-on affirmer qu’il y a des avantages dans ce système de la bancarisation des salaires des fonctionnaires ? De répondre il rassure qu’effectivement, il y a des avantages parce qu’aujourd’hui, un fonctionnaire qui est dans le système bancaire, peut, juste avec ses relevés de compte, pouvoir bénéficier facilement d’un visa ou de plusieurs autres facilités auprès des structures internationales. Tout simplement, parce qu’il est intégré dans un circuit bancaire formel bien reconnu par l’Etat.
« Il faudrait le reconnaître que le gouvernement Tshibala a beaucoup travaillé. En peu de temps, il a su démontré sa force économiquement. Ce gouvernement a su insuffler des termes bien plus élaborés dans l’économie congolaise. Notamment, avec l’amélioration ou la stabilisation du taux de change. A un certain moment, ce taux de change a connu le « yoyo » (dépréciation de la monnaie locale), mais le gouvernement Tshibala a su le maitriser, le stabiliser et le canaliser aujourd’hui. Et ce gouvernement a démontré la maîtrisez du Franc congolais, qui est un attribut des valeurs congolaises, au même titre que le drapeau ou l’hymne national, vis-à-vis du dollar américain », insiste-t-il
Pour M. Steve Bonsenie Jippy, depuis que ce gouvernement Tshibala a été mis en place, le Franc congolais s’est stabilisé au cours d’un certain moment. Et c’est un signal fort pour le marché des banques commerciales. Dorénavant, soutient-il, le Franc congolais représente un élément digne de confiance. « Car, c’est la confiance qui lie tous les partenaires qui se retrouvent au niveau du marché ».
Mobile banking, un élément important
M. Bonsenie Jippy est confiant que le Gouvernement Tshibala travaille déjà pour trouver des alternatives au faible taux de bancarisation des Congolais. « Pourquoi je le dis ? Tout simplement parce que déjà avec la façon de booster la bancarisation de l’Etat, c’est un élément de taille, de pouvoir ramener le pays dans le circuit bancaire formel ».
Il faudrait souligner et rappeler que le taux de bancarisation en Rdc demeure le plus possible en Afrique subsaharienne : moins de 5 %, sur une population de plus de 70 millions d’habitants. Pour l’analyste économique Bonsenie, c’est une situation alarmante, qu’on ne peut pas comprendre.
Pour lui, l’on vit cette situation parce qu’aujourd’hui, de plus en plus la banque évolue. On parle de « mobile banking », la banque de demain. Elle passe notamment par la téléphonie mobile via internet. Actuellement, plus de 50 millions de Congolais possèdent des téléphones.
Et il estime que c’est un élément important sur lequel l’on devrait normalement travailler. « Je pense que le Gouvernement Tshibala est entrain de travailler, et que d’ici là nous aurons des résultats escomptés ».
M. Steve Bonsenie Jippy est d’avis que la situation du faible taux d’accès au système banquier constitue un véritable handicap. D’autant plus que présentement, analyse-t-il, le système informel congolais domine sur le système formel. Avec ça, le circuit n’est pas maîtrisé. Surtout en cette période où on parle de plus en plus dans le monde de la lutte contre la corruption, du blanchissement d’argent, des paradis fiscaux, du financement du terrorisme, etc.
« Or, le fait d’avoir des fonds qui ne sont pas contrôlés dans le circuit formel est un grand handicap. On devrait normalement ramener tout ça dans le circuit formel via notamment des écritures au niveau des banques commerciales », a-t-il conclu.
Propos recueillis par Lepetit Baende et Anady-Sarah Kibalabala/Cp
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