RDC : les jeeps des membres du gouvernement bloquées, Willy Ngoposs aurait favorisé Congo Motors

Par Jean-Chrysostome Luntadila

Le jeeps des membres du gouvernement et le convoi automobile du premier ministre, se trouvent être bloqués au niveau préliminaire de passation des marchés. Ces engins devraient permettre la mobilité de certains membres du gouvernement et compléter le cortège de l’actuel premier ministre Ilunga Ilunkamba. Les entreprises ayant postulé à l’offre présentée début novembre par le ministre des infrastructures et travaux publics continuent à décrier l’attribution de tous ces (six) marchés à la société Congo Motors de manière illégale et de la loi sur la passation des marchés. Parmi elles, LT Cimpex, une entreprise congolaise de vente des véhicules, la moins disante en termes de prix, qui a présenté les prix les plus bas avec les mêmes catégories, marques et types de véhicules que toutes les autres sociétés concurrentes, s’est vue disqualifier par les appréciations fantaisistes du ministre des ITPR Willy Ngoposs.

«Comment comprendre un marché soit gagné par une entreprise qui a une marge de plus d’1 millions que moi, et l’État qui a besoin d’économiser va accepter de jeter l’argent par la fenêtre ? Mon pays me rend fou ! J’ai présenté les mêmes véhicules sollicités par le gouvernement, j’ai rempli toutes les conditions exigées pour qu’à la fin Congo Motors gagne avec ses montants inutilement exorbitants», a déclaré Anderson Atalaka Aluka.

Après avoir analysé les deux correspondances contradictoires et pleines de confusions de l’actuel ministre des Infrastructures et travaux publics suite à ses différents recours, le propriétaire de cette entreprise a finalement décidé d’aller en opposition devant l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) et la Direction générale congolaise des marchés publics (DGCMP) pour l’arbitrage. Ce jeune congolais regrette aussi le fait que plusieurs délais légaux ont été violés par le ministre Ngoposs dont les raisons restent inconnus jusqu’à ce jour.

«Nous avons, de bonne foi, saisi le ministre qui nous a fait participer à l’appel d’offre pour lui expliquer qu’il ne pouvait pas nous disqualifier aveuglément. Il nous a répondu que dans notre offre il y avait éléments techniques marquants, des éléments purement dérisoires qui n’avaient rien à voir avec les exigences des véhicules. Nous avons répondu au ministre pour le faire savoir qu’il s’était trompé des critères de sélection. Nous étions surpris de voir le ministre nous répondre subitement que nous étions écarté pour faute de documents administratifs incomplets. Des purs faux fuyant ! La loi oblige qu’avant d’analyser le fond (la partie technique du contrat), vous devez vous rassurer, en déant cinq jours qui suivent que les documents administratifs sont au point. Voilà que nous sommes à plus deux mois… Nous avons saisi les autorités du pays avant d’aller en opposition devant l’Autorité de régulation des marchés publics, ARMP», a-t-il déploré.

Des sources dignes de foi, nous apprenons que la multinationale Congo Motors profiterait de la situation politique de certains de ses actionnaires dont Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale et parrain politique de Willy Ngoposs, pour imposer sa marque en RDC.

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