Gestion calamiteuse aux affaires intérieures : Gilbert Kankonde fait preuve de naïveté ?

Par Jean-Chrysostome Luntadila

A quelques semaines de la commémoration de l’an 1 de l’alternance démocratique et pacifique au sommet de l’État qui consacre l’accession au pouvoir de Félix Tshisekedi, certains des caciques du pouvoir actuel semblent déterminés à donner une image plutôt négative du bilan de gestion du pays. Cela, sans se rendre compte des résultats combien élogieux de la gratuité de l’enseignement de base et du programme de cent jours du Chef de l’Etat. Parmi les hommes de confiance se trouve Gilbert Kankonde. Le Vice-premier ministre, ministre de l’intérieur et sécurité ne fait preuve d’aucune rigueur dans ses différentes prises de position face aux questions sérieuses d’État.
Une très lourde charge pourtant.
Nombreuses sont les populations qui observent impuissamment la mauvaise gestion et aux états d’âme dans différentes questions de droit qui opposent les gouverneurs de province à leurs assemblées provinciales, y compris celles liées à la gestion juridique de certains administrateurs des entités territoriales décentralisées.
Non seulement le Vice-ministre est partial mais aussi, il a régulièrement outrepassé ses prérogatives jusqu’à piétiner l’autorité du premier ministre, sa hiérarchie. Les autres membres du gouvernement se sont plusieurs fois pleins au conseil des ministres cette gestion calamiteuse. La plupart de ses arrêtés sont restés mort-nés, c’est-à-dire non exécutés jusqu’à ce jour.

Le chef du gouvernement a fini par regrouper les ministres concernés dans une commission interministérielle en accordant une priorité aux questions juridiques, vu que les questions administratives de gestion des provinces et de questions ne pouvaient plus se poser. Le premier ministre a institué cette commission sur pied de l’article 55 de l’ordonnace n°17/024 du 10 juillet 2019 portant organisation et fonctionnement du gouvernement, modalités de collaboration entre le président de la république et le gouvernement ainsi qu’entre membres du gouvernement, qui stipule que : «En cas de nécessité, le conseil des ministres peut créer, à titre exceptionnel, des commissions interministérielles ad-hoc en vue d’étudier des questions spécifiques». Cette disposition légale semble mettre mal à l’aise Gilbert Kankonde qui accuse le premier ministre Ilunga Ilunkamba d’avoir attribué à un autre ministre un dossier de sa compétence. L’opinion comprend mieux que quiconque que plusieurs questions de droit échappent désormais Gilbert Kankonde, et surtout dans leur spécificité. Dans cette commission interministérielle où siège également le VPM de l’intérieur Kankonde, c’est le VPM de la justice et garde des sceaux qui est appelé à diriger.
Car un seul ministre ne peut se prévaloir régler tous les problèmes (administratifs, juridiques et autres) sans le concours des autres.

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