VLISCO Congo : l’auditeur Ernst & Young entre dans la bataille, un duel des multinationales qui va laisser des plumes

Par Jean-Chrysostome Luntadila

Ernst & Young, grand cabinet d’audit de réputation internationale, a subi une humiliation du jamais vu. Au cours d’une assemblée générale extraordinaire tenue le 31 janvier 2020 par la multinationale VLISCO Congo SARL, le commissaire aux comptes a été limogé sans être préalablement informé. D’après nos sources proches des cadres de VLISCO Congo qui évoquent une sortie par la petite fenêtre, ce cabinet d’audit classé parmi les quatre premiers cabinets au monde (The Big Four) est victime de l’opprobre pour n’avoir pas accepté de manipuler les chiffres que cacherait le siège Hollandais de VLISCO piloté par David Suddens.

Cependant, contre attente, les dirigeants de VLISCO ont fait venir un autre cabinet concourant PriceWaterHouseCooper (PWC) qui serait prêt à accepter le deal; ce qui est une violation de la loi congolaise en vigueur et des règles internationales en la matière.

Ernst & Young ne compte pas pardonner cette violation intempestive de la loi. Selon les sources dignes de foi, nous apprenons que l’auditeur international EY porte cette affaire devant les instances judiciaires pour rétablir la vérité et le droit. Une saga judiciaire qui s’annonce pédagogique et risque de voir une multinationale tomber de son piédestal.

« Ce n’est parce que l’on porte l’étiquette de multinationale que l’on est de facto exempt d’irrégularités et d’agenda caché », lâche un expert-comptable local.

« Les têtes vont tomber jusqu’au sommet de VLISCO Hollande et de montants records d’indemnités vont pleuvoir », nous confirme cet expert.

Pour information, la banque internationale qui comptait racheter le Groupe  VLISCO s’est rétractée. Elle aurait déjà compris que la mariée n’était pas vierge…