Dépréciation du Franc Congolais : Félix Tshisekedi met la pression sur son premier ministre (Conseil des ministres)

Par Edmond Izuba

Le président de la république a exprimé son mécontentement de voir la monnaie locale (Franc Congolais) en train de se dégringoler face à la devise étrangère (Dollar Américain). Au cours du 41ème conseil des ministres, Félix Tshisekedi a instruit au premier ministre, ministre des finances et au gouverneur de la Banque centrale du Congo afin de prendre des mesures appropriées pour stabiliser la monnaie.   

« …le Chef de l’Etat a indiqué que le pouvoir d’achat de nos compatriotes, principalement les couches sociales les plus vulnérables et les masses populaires laborieuses qui subissent de plein fouet la dépréciation monétaire, continue de baisser depuis un certain temps. Le Chef de l’Etat a réitéré à ce sujet l’instruction qu’il avait déjà donnée au Premier Ministre de veiller à ce que le Ministre des Finances et le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo qui ont la responsabilité de la stabilité de notre monnaie, prennent les mesures appropriées pour arrêter la dépréciation de celle-ci. Le Président de la République a manifesté sa détermination à s’impliquer personnellement dans le règlement de ce dossier, en exigeant un rapport hebdomadaire à ce sujet », a déclaré le porte-parole du gouvernement David-Jolino Makelele.

 Dans l’autre partie de sa communication aux membres du gouvernement, d’après le ministre porte-parole du gouvernement, le Chef de l’Etat a déploré les litiges trainent dans les instances judiciaires

« A ce sujet, le Chef de l’Etat a déploré le fait que des arrangements à l’amiable n’aient point été privilégiés en ces occasions, ni des provisions d’honoraires d’avocats payés en temps utiles, avec toutes les conséquences que cela implique de préjudiciable pour les intérêts du pays. C’est pourquoi le Président de la République a instruit le Ministre ayant la justice dans ses attributions et le Ministre des Finances de prendre, toutes affaires cessantes, les dispositions nécessaires pour régler ces problèmes.»

Le président de la république martèle sur le fait que, étant donné que la RDC est en programme avec les Institutions de Bretton Woods, il y a lieu de veiller à ce que toutes ces procédures n’affectent pas les créances octroyées à la RDC par les dites Institutions, ce qui serait une catastrophe pour l’image de la RDC et pour son économie.