Malaise au FCC : sur les traces de G7, six sénateurs signent une fatwa contre Néhémie Mwilanya et sa bande

Par Serge Mavungu

La déchéance du bureau Mabunda à la chambre basse du Parlement constitue aujourd’hui pour le FCC, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Au lendemain de cette déchéance, plusieurs personnalités de cette plateforme politique de Joseph Kabila ont attribué la responsabilité de cet échec à l’actuelle Coordination et ne jure qu’à son éviction.

Dans un mémo adressé au Sénateur à vie, Autorité morale du FCC, Joseph Kabila Kabange dont une copie a atterri à la rédaction de www.objectif-infos.cd, six sénateurs lui ont fait part de certaines irrégularités qui ont émaillé la gestion du FCC.

“…constatons que, fort malheureusement, aucune des recommandations n’ été exécutée par la Coordination du FCC qui préfère plutôt privilégier les intérêts partisans”, peut-on lire dans le corps de ce mémorandum.

Soucieux d’apporter une thérapie de choc en vue d’arrêter l’hémorragie, la succession des échecs de suite au sein de leur famille politique dans toutes ses stratégies depuis les élections sus évoquées, ces Sénateurs recommandent la démission de toute la Coordination du FCC; la structuration et la mise en place d’une nouvelle équipe à la Coordination, composées des personnes consciencieuses ,éprises des valeurs républicaines et en phase avec les enjeux politiques de l’heure; la convocation des conférences des présidents élargies aux personnalités politiques parmi lesquelles les élus, dans le but de faire une vraie remise en question, d’évaluer la gestion calamiteuse de Néhémie Mwilanya et consorts et de tirer toutes les conséquences du passé.

Parmi les fléaux reflétant un manque de stratégies politiques criant pour redresser la plateforme de l’ancien président de la République, ces six élus des élus comptent la prise en otage du FCC par les personnes ayant brillé par la gestion calamiteuse ; la mégestion; népotisme ; autoritarisme ; conflits récurents de leadership ; etc.

Cette période de départs en cascade au sein de la famille politique de Joseph Kabila, rappelle l’épisode du Groupe de 7 partis politiques (G7) contre les stratégies de la défunte Majorité Présidentielle (MP). Ces partis politiques reprochaient à l’époque à Joseph Kabila de prêter oreille attentive aux gens qui le pousser à s’éterniser au pouvoir.