Kinshasa : le journaliste Noël Nzogu a été agressé et contraint de passer nuit au cachot de la police !

Par Jean-Chrysostome Luntadila

Des scènes intolérables dans un état démocratique se déroulent paisiblement en République démocratique du Congo, principalement à Kinshasa. Dans la soirée de mercredi à jeudi, c’est le journaliste Noël Nzogu, Éditeur d’Infos-Express.com, qui va en subir dans son propre corps. Le journaliste témoigne : «Je passe nuit au Poste de la Police U PEPVS-CIAT/PROV/KIN du Major Mimie Bikela Mundele juste pour avoir défendu par mes arguments un paisible citoyen accidenté par moto étant citoyen et journaliste.
C’est la première toute fois que j’expérimente les bavures policières», déplore-t-il.

Des coups et blessures administrés sur moi par des personnes autrement identifiées sous les yeux des agents qui ont aussi copié les mêmes actes.

Je suis méconnaissable et blessé, des habits abîmés. Mon Congo, voilà ce qui nous arrive lorsqu’on veut rappeler les notions élémentaires à un agent qui s’insurge en super guerrier», regrette Noël Nzogu.

Notre confrère qui dénonce cet état de chose, n’hésite pas à faire appel à des bonnes consciences tout en expliquant ce qui s’est réellement passé.

«Un motard qui a fini sa course sur la barrière sur quoi il n’y avait aucun agent puisqu’il ne l’avait pas vu. Et la population venait sauter sur lui, il ramenait une dame sur sa moto.
J’ai voulu rappeler les règles élémentaires à un agent en tenue civile qui procédait brutalement aux blâmes sans en avoir vécu.

Du coup il (cet élément non identifiable) a fait appel à ses collègues policiers qui m’ont cueilli comme un vulgaire citoyen et mon renversé comme pas possible.

Malgré ma résistance, puisqu’il s’agissait d’une arrestation arbitraire, ils m’ont poussé jusqu’au PEP/VS situé entre Itaga et Huillerie.
Personne ne m’a demandé de rejoindre le poste de la police.

Des coups de poing sur mon visage et des coups de pieds sur mon corps. C’était terrible et horrible. Rien de casser sur mon corps seulement mon téléphone qui fonctionne à peine avec des traces partout. Mais je sens comme si mon visage veut s’exploser», explique profondément notre confrère à la rédaction d’Objectif-infos.cd.

Bavures policières

Noël Nzogu est convaincu que cela fait partie des bavures policières. «Nous ne pouvons qu’attendre demain pour parler au Major qui a exigé, sans m’écouter, que je passe nuit ici malgré les interventions d’ici et là», conclut-il.