RDC : Afriland First Bank attaque en justice Global Witness et PLAAF pour recel

Par Edmond Izuba

C’est un rebondissement que vient de connaître cette affaire en justice. Deux ONGs internationales, Global Witness et PLAAF, auteures d’un rapport publié le 02 juillet 2020 contre Afriland First Bank, sont appelées désormais à nouveau la barre. L’annonce a été faite par les avocats conseils d’Afriland First Bank CD, une banque commerciale Rd Congolaise, au cours d’un point de presse qu’ils ont animé jeudi 25 février, à Kinshasa. La plainte est déposée au Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe.

Selon Me Éric Moutet et Me Coco Mukota, deux agents ex- employés de cette banque avaient été contactés par deux Organisations non gouvernementales internationales, à savoir la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PLAAF) et Global Witness. Cette affaire refait surface après l’annonce ces deux agents récidivistes (Koko Lobanga Gradi et Malela Navyde) d’une campagne médiatique avec des preuves accablantes.

« Les deux ONG ont décidé de remettre le couvert, de refaire une campagne de presse diffamatoire contre la banque et certains clients. Les organes de presse ont indiqué détenir de nouvelles preuves, de nouveaux fichiers bancaires censés démontrer une nouvelle fois qu’il y aurait des comportements malfaisants, des témoignages de ces deux faussaires, aujourd’hui protégés par ces lanceurs d’alerte », a déclaré Me Éric Moutet.

Le rapport de PLAAF et Global Witness vidé de toute substance

Pour avoir fourni de faux relevés de compte, le premier jugement avait condamné à la peine de mort ces ex- employés d’Afriland First Bank CD pour association des malfaiteurs, sans oublier trois ans de servitude pour vol; à trois ans de servitude principale pour faux en écriture ; à six mois de servitude principale pour corruption privée ; à quatre ans de servitude pénale principale pour violation du secret professionnel. Alimentés par les officines dont les sources de financement sont identifiées, ces deux ex- employés ne désarment pas. Ils viennent d’ouvrir un nouveau front via des médias internationaux gagnés à
leur cause, se livrant à une véritable campagne
de diffamation contre Afriland First Bank et
certains de ses clients et opérateurs.

«Le harcèlement est violent. Les accusations sont graves et surréalistes, d’ailleurs non documentées. Afriland a décidé de dégainer surtout quand les deux organisations ont affirmé être en contact avec les deux voleurs», dénonce Me Eric Moutet.

Et Coco Mbayo d’ajouter : “pour l’honneur et la réputation de la banque, nous n’allons pas céder”.

Signalons que, dans leur document, les deux ONG avaient accusé la banque d’avoir contourné les sanctions américaines en laissant un de ses clients, en la personne de Dan Gertler, l’homme d’affaires israélien, continuer à mener des opérations.

Chose étonnante, nulle part, dans ce rapport rendu public, le 02 juillet 2020, PLAAF et Global Witness, il est démontré que la banque Afriland a effectué des transactions qui auraient frauduleusement profité à l’homme d’affaires israélien exerçant des activités au Congo.