Dossier Guelor Kanga : La CAF donne un ultimatum de 4 jours au Gabon, en cas de refus, la RDC qualifiée officiellement

Par Gratis Makabi

La Confédération Africaine de Football Association (CAF) a officiellement saisi, ce vendredi 30 avril 2021, la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT) dans l’affaire opposant cette dernière à la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) sur le faux document du joueur gabonais Guelor Kanga.

L’instance panafricaine du football demande au Gabon de présenter ses éléments de défense au plus tard, le mardi 04 mai prochain sur ledit dossier.

“Chers Messieurs de la FEGAFOOT,
Nous espérons que tout se passe bien chez vous.
Veuillez trouver ci-joint une plainte par la FECOFA concernant l’état et l’éligibilité du joueur Guelor Kanga Kaku.
Nous vous informons par la présente que la CAF a ouvert une investigation concernant le cas en question. Vous êtes prié de bien vouloir nous envoyer vos commentaires concernant les allégations mentionnées dans la correspondance de la FECOFA afin de nous permettre de soumettre le dossier complet aux organes compétents de la CAF.
Prière nous envoyer votre retour au plus tard le 4 Mai 2021. Nous vous remercions pour votre aimable coopération habituelle. Nous vous prions de trouver en pièce jointe notre correspondance.
Cordialement”, a fait savoir la correspondance.

Pour rappel, juste après l’élimination des léopards de la RDC à l’étape des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Cameroun 2022, la FECOFA avait déposé une plainte à la CAF contre la FEGAFOOT. L’instance faîtière du football congolais accuse le Gabon d’avoir falsifié le document du joueur Guelor Kanga. Selon elle, ce dernier est né à Kinshasa, avant de rallier Libreville très jeune, son vrai nom c’est Guelor Kiaku Kiaku Kiangani mais sur sa licence il est écrit qu’il est né à Oyem et il a changé d’identités en prenant une partie du nom de son père adoptif au Gabon.

Il sied de noter que, l’article 46 du règlement de la CAF stipule qu’au cas où les faits incriminés seraient avérés, l’association nationale reconnue coupable sera suspendue de participation aux deux éditions suivantes de la CAN.

L’article 47 fait savoir, pour toute erreur administrative en matière d’enregistrement des joueurs, l’association nationale concernée sera suspendue de participation à l’édition suivante de la CAN et son équipe sera éliminée de la compétition si cette dernière est toujours en cours.