C’est une pluie incessante de sanctions qui s’abat sur Kigali à la suite de son implication dans la déstabilisation de la République démocratique du Congo. Après les États unis, la Belgique, et l’Union européenne, c’est le tour du Canada d’imposer de sanctions contre le Rwanda.
En effet, les ministres canadiens des Affaires étrangères, Mélanie Joly, du Développement international, Ahmed Hussen et celui de la Promotion des exportations, Commerce international et Développement économique) Mary Ng ont, dans une déclaration conjointe publiée, lundi 3 mars 2025,
annoncé une série de sanctions contre Kigali en réponse de ses actions militaires dans l’Est de la RDC.
Ces mesures prises par Ottawa sont :
- La suspension de la délivrance de permis pour l’exportation de biens et de technologies contrôlés vers le Rwanda ;
- La suspension des nouvelles relations commerciales gouvernementales avec le Rwanda ;
- Le retrait du soutien proactif aux activités de développement des entreprises du secteur privé, y compris les missions commerciales ;
- L’examen de la participation du gouvernement canadien aux événements internationaux organisés au Rwanda, ainsi que des propositions du Rwanda d’accueillir de futurs événements.
Parallèlement, Aujourd’hui, le département d’Affaires mondiales du Canada a convoqué le haut-commissaire du Rwanda pour lui faire part de la position du Canada quant à la violation manifeste par le Rwanda de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, et pour informer le Rwanda de ces mesures.
Par la même occasion, le gouvernement de Justin Trudeau annonce l’octroi de 15 millions de dollars d’aide humanitaire à Kinshasa, afin de répondre aux besoins des personnes touchées par la crise. « La situation humanitaire dans l’est de la RDC a atteint un niveau critique et le Canada demeure déterminé à veiller à ce que les plus vulnérables reçoivent une aide vitale ».
Engagé dans plusieurs front entre autres, diplomatique, militaire, politique, les autorités congolaises obtiennent de plus en plus gain-de-cause dans leur démarche auprès des pays amis et des organisations internationales et régionales, après la violation de son intégrité territoriale par le Rwanda qui s’en est suivie des graves violations de droits de l’homme et d’atrocités dans les zones qui sont sous occupation de l’armée rwandaise, notamment la ville de Goma celle de Bukavu et autres cités et localités du Nord-Kivu.
MF