Plus de 300 candidats autodidactes sont attendus ce mardi 25 mars pour la session spéciale de l’Examen d’État au Nord-Kivu, une épreuve cruciale qui se déroule dans un contexte de crise sécuritaire aiguë. Initialement prévue le 7 mars à l’échelle nationale, cette session a été reportée dans trois provinces de l’est de la RDC, dont le Nord-Kivu I, le Sud-Kivu I et le Sud-Kivu III, en raison de l’instabilité persistante.
Un défi logistique et sécuritaire majeur
L’organisation de cet examen représente un défi logistique et sécuritaire majeur pour les autorités éducatives. Les 305 candidats du Nord-Kivu I seront répartis dans trois centres : Goma, Rutshuru et Kigali (Rwanda). Cependant, des inquiétudes persistent quant à la participation effective de tous les inscrits, compte tenu de la situation volatile dans la région.
Un acheminement des épreuves semé d’embûches
L’acheminement des questionnaires, en provenance de Kinshasa, a nécessité un véritable parcours du combattant. L’aéroport de Goma, fermé en raison de l’occupation rebelle, a contraint les autorités à emprunter un itinéraire complexe : Kinshasa-Addis-Abeba-Kigali, puis Kigali-Goma par voie terrestre. Un trajet de 18 heures, contre deux heures en temps normal, illustrant les difficultés logistiques engendrées par le conflit.
Des coûts exorbitants et des risques accrus
Cet itinéraire détourné entraîne des coûts supplémentaires considérables, pesant lourdement sur le budget de l’éducation. De plus, il expose les convois à des risques accrus, dans une région où les groupes armés sont omniprésents.
Un symbole de résilience
Malgré ces obstacles, la tenue de cet examen revêt une importance symbolique. Elle témoigne de la résilience de la population et de sa volonté de poursuivre ses études, en dépit des circonstances difficiles.
La communauté internationale appelée à l’action
Face à cette situation, la communauté internationale est appelée à renforcer son soutien à l’éducation dans l’est de la RDC. Il est impératif de garantir la sécurité des candidats et du personnel éducatif, et de faciliter l’acheminement du matériel scolaire.
L’Examen d’État au Nord-Kivu, au-delà de son enjeu éducatif, est un symbole de la lutte pour l’éducation dans une région en proie à la violence.
CB